Le Groupe d’Action LFI de Carpentras exprime son total soutien à la FCPE et aux parents d’élèves du collège Raspail qui dénoncent le non-remplacement d’un professeur de français absent depuis le 7 octobre et revendiquent qu’enfin les élèves de 3 classes reçoivent l’enseignement qui leur est dû.
Les derniers budgets de l’Éducation nationale imposés à coup de 49-3 ou de combines politiciennes sont tous marqués par des suppressions de postes d’enseignants ; la situation catastrophique des remplacements s’aggrave donc année après année, privant dans tous les degrés d’enseignement des milliers d’élèves d’enseignements obligatoires.
Pour le Groupe d’Action LFI, toute rupture d’égalité entre les élèves dans l’accès à l’Instruction publique est inadmissible.
Faut-il rappeler que depuis la loi Jules Ferry du 28 mars 1882 l'instruction est devenue obligatoire pour tous les enfants, actuellement âgés de 3 à 16 ans, résidant en France.
Faut-il rappeler que le Préambule de la Constitution de 1946 inscrit dans le Préambule de la Constitution de 1958 dispose que « L'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l'État. »
Pour le Groupe d’Action LFI, l’absence de réponse pendant deux mois et demi des autorités de l’Éducation Nationale au problème de remplacement que connaît le collège Raspail atteste de l’indifférence absolue du gouvernement à l’égard de l’avenir de la jeunesse, de ses droits et des devoirs de l’État à son égard.
Et comment comprendre le silence quasi-total et l’absence de soutien des élus sollicités par la FCPE ?
La « réponse » maintenant apportée après 2 mois et demi de non remplacement d’organiser des cours en visio à la rentrée de janvier est un non-sens pédagogique, un enseignement altéré qui ne permet pas d’apporter l’aide requise aux élèves, en particulier les plus en difficulté, comme l’ont déjà exprimé les parents, enseignants et syndicats du collège Victor-Schoelcher de Sainte-Cécile- les-Vignes confrontés à la même situation.
Jamais autant de fonds publics n’ont été distribués aux grandes entreprises, jamais depuis longtemps le budget militaire n’avait dépassé celui de l’Éducation nationale, et notre jeunesse se voit offrir des « classes de défense et de sécurité globale » dans une logique de militarisation quand il lui faudrait des enseignants, des AESH, un service de santé scolaire, des bourses scolaires, des cours dédoublés, des Assistants et des Conseillers d’Éducation... !
Le ministère de l’Éducation nationale doit recruter pour assurer les remplacements, et dans l’immédiat il lui est possible de recourir aux listes complémentaires des concours de 2025 et, si besoin, de réunir à nouveau les jurys pour abonder les listes complémentaires.