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Propreté et cadre de vie : un service public renforcé

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⚡ Ce que nous ferons :

  • Réduire les déchets à la source, notamment dans la vente à emporter, en accompagnant les commerces vers le réemploi et la consigne.
  • Renforcer le service public municipal de la propreté avec des effectifs suffisants, des postes stables et des horaires adaptés.
  • Installer des WC publics gratuits, accessibles et entretenus dans les lieux de vie et de passage.
  • Mieux équiper l’espace public : poubelles en nombre suffisant, cendriers, gestion claire des encombrants.
  • Lutter contre les dépôts sauvages en ciblant prioritairement les pratiques professionnelles illégales.
  • Faire de la propreté un levier d’emploi local et d’insertion, autour du recyclage et du réemploi.
  • Associer les habitant·es à la définition et au suivi de la politique de propreté.

Propreté de l'espace public : un choix politique, pas une affaire de morale

La question de la propreté est trop souvent traitée comme un problème de comportements individuels. On culpabilise les habitant·es, on verbalise, on nettoie après coup, et le problème recommence. Cette approche est inefficace et injuste. Une politique municipale de gauche assume au contraire que la propreté relève d’abord de l’organisation collective, des moyens publics et des choix économiques.

Réduire les déchets à la source pour sortir de l’impasse

Nettoyer toujours plus une ville qui produit toujours plus de déchets est une fuite en avant. La première responsabilité de la municipalité est d’agir à la source. Nous engagerons Carpentras dans une trajectoire de réduction massive des déchets, en particulier ceux liés à la consommation rapide et à la vente à emporter. La généralisation progressive de dispositifs de réemploi et de consigne dans les commerces de bouche permettra de limiter les emballages jetables, avec un accompagnement financier et technique pour les petits commerces afin que la transition ne se fasse pas à leur détriment.

Les marchés, les événements municipaux et les structures publiques devront être exemplaires. La ville cessera d’encourager des pratiques génératrices de déchets qu’elle doit ensuite ramasser à grands frais. Moins de déchets produits, c’est moins de rues sales, mais aussi moins d’argent public gaspillé.

Un service public de la propreté visible, renforcé et respecté

La propreté ne peut pas reposer sur des effectifs insuffisants et précarisés. Nous renforcerons le service municipal de la propreté en créant des postes stables, avec des horaires adaptés aux usages réels de la ville. Les agent·es municipaux·ales doivent pouvoir faire leur travail correctement, avec des moyens, de la formation et une reconnaissance à la hauteur de leur utilité sociale.

La présence régulière des équipes dans tous les quartiers est essentielle. Une ville propre est une ville où aucun quartier n’est laissé de côté et où le service public est visible au quotidien.

Des équipements publics à la hauteur des besoins

On ne peut pas exiger une ville propre sans donner aux habitant·es et aux visiteurs les moyens de l’être. Carpentras souffre d’un manque criant de WC publics, en particulier dans le centre-ville et les zones de passage. Nous créerons des toilettes publiques gratuites, accessibles et correctement entretenues, car il s’agit d’une question de dignité, de santé publique et de respect de l’espace commun.

De la même manière, la répartition et la conception des poubelles doivent être repensées : plus nombreuses, mieux situées, avec des dispositifs adaptés pour les mégots, les déchets recyclables et les déjections canines. Les dépôts sauvages sont souvent le symptôme d’un service inadapté, notamment pour les encombrants. Nous mettrons en place un système lisible et régulier, avec des solutions simples pour éviter l’abandon dans la rue.

Responsabiliser les vrais pollueurs, pas stigmatiser les habitant·es

Une politique de gauche de rupture refuse la logique du tout-répressif contre les plus précaires. La propreté ne doit pas devenir un prétexte à la stigmatisation sociale. En revanche, la municipalité assumera pleinement de contrôler et de sanctionner les pratiques des acteurs économiques et professionnels responsables de dégradations et de dépôts illégaux.

Les grandes sources de déchets et de nuisances doivent être mises face à leurs responsabilités. La loi doit s’appliquer d’abord à ceux qui ont les moyens de la contourner, pas à ceux qui subissent déjà des conditions de vie difficiles.

Propreté, emploi et justice sociale

La propreté peut et doit être un levier d’emploi local et d’insertion. Nous développerons des dispositifs municipaux associant propreté, recyclage et réemploi, en lien avec l’insertion professionnelle. Réparer, réutiliser, trier et nettoyer sont des activités utiles, non délocalisables, qui peuvent redonner une place et un revenu à des personnes aujourd’hui exclues du marché du travail.

Une politique construite avec les habitant·es

Enfin, la propreté ne se décrète pas depuis un bureau. Elle se construit avec celles et ceux qui vivent la ville. Nous mettrons en place des espaces de concertation à l’échelle des quartiers pour identifier les problèmes concrets, évaluer les politiques menées et ajuster les moyens. La transparence sur les budgets, les interventions et les résultats sera une règle, pas une exception.

À Carpentras, nous faisons le choix d’une ville propre non pas par autoritarisme, mais par investissement public, par justice sociale et par respect de la dignité de toutes et tous.

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